Le Seigneur J¨¦sus-Christ est-il vraiment descendu du ciel ?
Alan Hayward


Avant de commencer, pr¨¦cisons ceci : le Seigneur J¨¦sus-Christ est le Fils de Dieu. Il est le plus grand Être qui soit dans l¡¯univers, except¨¦ Dieu lui-m¨ºme. Le but de ce livret est d¡¯honorer le Seigneur J¨¦sus, comme il doit ¨ºtre honor¨¦.

Malheureusement, ce que la Bible nous enseigne sur le Seigneur J¨¦sus est souvent mal compris. Avec les meilleurs intentions, mais malencontreuses, d¡¯honorer J¨¦sus, beaucoup d¡¯¨¦glises adh¨¨rent ¨¤ des enseignements concernant J¨¦sus qui ne sont pas bibliques. Ce livret a pour tâche de corriger ces id¨¦es fausses.

Nous n¡¯avons nullement le d¨¦sir de critiquer quelque religion que ce soit, mais esp¨¦rons simplement d¨¦montrer ce que la Bible enseigne r¨¦ellement concernant J¨¦sus, le Fils de Dieu. Le comprendre est la seule façon de donner au Seigneur la gloire qui lui est due.



« Je suis descendu du ciel » 

Le titre de ce livret consiste en une question : est-ce que le Seigneur J¨¦sus-Christ est descendu du ciel ? Au chapitre 6 de l¡¯Évangile de Jean se trouve un verset qui paraît r¨¦pondre ¨¤ la question :

"je suis descendu du ciel pour faire, non ma volont¨¦, mais la volont¨¦ de celui qui m¡¯a envoy¨¦" (verset 38). 

Cependant, n¡¯en tirons pas des conclusions hâtives. Ce sujet n¡¯est pas aussi simple qu¡¯il pourrait en avoir l¡¯air.

On rencontre une difficult¨¦ parce qu¡¯il y a deux genres de langages : le langage litt¨¦ral et le langage figuratif. J¨¦sus se sert de tous les deux dans le chapitre que nous consid¨¦rons. Au verset 64, il dit : « il y en a parmi vous qui ne croient pas » : voil¨¤ le langage litt¨¦ral. Le sens en est clair et m¨ºme un enfant ne pourrait pas le comprendre mal.

Mais beaucoup d¡¯autres versets ne sont pas de ce genre. Consid¨¦rons par exemple les versets 53 et 54, o¨´ J¨¦sus dit :

je vous d¨¦clare, si vous ne mangez la chair du Fils de l¡¯homme, et si vous ne buvez son sang, vous n¡¯avez point la vie en vous-m¨ºmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie ¨¦ternelle.

Dans ce cas, le langage est figuratif : il ne signifie pas ce qu¡¯il paraît dire. C¡¯est tout le contraire, car il englobe un sens plus profond. En cons¨¦quence, si nous ne cherchons pas son vrai sens, il nous est facile de mal comprendre.

En fait, les Juifs incroyants ne le comprirent pas, tout autant que d¡¯autres affirmations similaires de J¨¦sus. « Ils disputaient entre eux, disant : comment cet homme peut-il nous donner sa chair ¨¤ manger ? » (verset 52). Crurent-ils peut-¨ºtre que J¨¦sus pr¨ºchait le cannibalisme ? En tout cas, quoi qu¡¯ils aient pens¨¦, ils ¨¦taient compl¨¨tement dans l¡¯erreur.

Maintenant portons notre attention sur cette affirmation de J¨¦sus : « je suis descendu du ciel ». Le langage est-il litt¨¦ral ou figuratif ?

Nous avons de bonnes raisons de penser qu¡¯il pourrait ¨ºtre figuratif. Au verset 31 du m¨ºme chapitre, il est question de ce que l¡¯Ancien Testament appelle la « manne ». Il s¡¯agissait d¡¯un genre de pain que Dieu donna, grâce ¨¤ un miracle, ¨¤ son peuple alors qu¡¯il ¨¦tait dans le d¨¦sert. Le verset 31 s¡¯exprime exactement en ces termes : « Il (Dieu) leur a donn¨¦ ¨¤ manger du pain venu du ciel ». 

Ce langage est ¨¦videmment figuratif. Ce pain miraculeux n¡¯¨¦tait pas mis en fourn¨¦e au ciel et ensuite descendu ¨¤ terre. L¡¯affirmation « venu du ciel » nous informe que le Dieu des cieux produit le pain sur la terre. 

Davantage de langage figuratif

La Bible applique ce genre de langage figuratif aux hommes aussi bien qu¡¯aux choses. Elle nous informe que : « il y eut un homme envoy¨¦ de Dieu : son nom ¨¦tait Jean » (Jean 1.6). Pourtant, Jean n¡¯avait jamais ¨¦t¨¦ au ciel. « Envoy¨¦ de Dieu » signifie simplement que Dieu lui r¨¦serva une tâche sp¨¦ciale ¨¤ accomplir. Toutefois, cette explication s¡¯applique seulement aux versets contenant l¡¯expression « descendu du ciel ». Il y a un nombre d¡¯autres passages qui paraissent sugg¨¦rer, d¡¯une mani¨¨re ou d¡¯une autre, que J¨¦sus ¨¦tait au ciel, longtemps avant d¡¯¨ºtre apparu sur la terre. En voici un : 

P¨¨re, glorifie-moi aupr¨¨s de toi-m¨ºme de la gloire que j¡¯avais aupr¨¨s de toi avant que le monde fût (Jean 17.5). 

Quelles conclusions tirer de versets comme celui-ci ? S¡¯agit-il de langage litt¨¦ral ou figuratif ? Est-ce que J¨¦sus fut vraiment avec Dieu au ciel avant la cr¨¦ation du monde ? Ou ces paroles impliquent-elles quelque sens plus profond ?

Le but de ce livret est de laisser parler la Bible, pour la laisser r¨¦pondre ¨¤ nos questions.



Trois mani¨¨res de voir concernant J¨¦sus

Les gens qui ne croient pas ¨¤ la Bible disent souvent que J¨¦sus ¨¦tait un homme ordinaire. Ils font erreur. C¡¯¨¦tait le Fils de Dieu. Inutile de perdre du temps ¨¤ consid¨¦rer leur point de vue.

Mais nous voulons ¨¦tudier les trois mani¨¨res de voir, concernant J¨¦sus, qui sont adopt¨¦es par des chr¨¦tiens croyant en la Bible.

Le premi¨¨re interpr¨¦tation est la plus r¨¦pandue. Elle voit en J¨¦sus un Dieu Tout-Puissant, sous forme humaine. Les gens qui adoptent ce point de vue d¨¦crivent souvent J¨¦sus comme la « Deuxi¨¨me Personne de la Trinit¨¦ », bien qu¡¯il soit difficile de d¨¦couvrir ce qu¡¯ils entendent exactement par cette ex¨Cpression. Selon eux, J¨¦sus ¨¦tait au ciel de toute ¨¦ternit¨¦ avant de paraître sur la terre.

La deuxi¨¨me interpr¨¦tation est enseign¨¦e par la secte du nom de « T¨¦moins de J¨¦hovah » et quelques autres sectes moins connues. Elles affirment que J¨¦sus n¡¯est pas Dieu, mais un ange puissant que Dieu cr¨¦a il y a longtemps. Elles aussi croient que J¨¦sus fut au ciel tr¨¨s longtemps avant de vivre sur la terre. Les gens qui d¨¦fendent ces deux interpr¨¦tations optent naturellement pour le langage litt¨¦ral dans l¡¯expression de J¨¦sus « descendu du ciel ».

La troisi¨¨me interpr¨¦tation est adopt¨¦e par les Christadelphes et encore d¡¯autres. Selon les Écritures, d¡¯apr¨¨s eux, J¨¦sus ne vint pas personnellement du ciel pour naître sur la terre, et les versets se r¨¦f¨¦rant ¨¤ l¡¯origine c¨¦leste de J¨¦sus sont au langage figuratif.

C¡¯est ce dernier point de vue que nous voulons expliquer dans ce livret. M¨ºme s¡¯il vous surprend, ne le rejetez pas avant d¡¯avoir examin¨¦ le poids de l¡¯¨¦vidence biblique qui l¡¯appuie.


J¨¦sus ¨¦tait un v¨¦ritable homme

J¨¦sus n¡¯¨¦tait pas un homme ordinaire : ce n¡¯¨¦tait pas un p¨¦cheur. Ne nous y trompons pas : J¨¦sus ¨¦tait un homme unique. Il ¨¦tait le Fils de Dieu. Pourtant, dans un sens tr¨¨s r¨¦el, il ¨¦tait homme et non Dieu Tout-Puissant. Cela ne veut pas dire qu¡¯il cessa d¡¯¨ºtre homme au moment m¨ºme de sa mont¨¦e corporelle au ciel. La Bible nous encourage ¨¤ le consid¨¦rer comme homme. Longtemps apr¨¨s la r¨¦surrection de J¨¦sus et son ascension au ciel, le Nouveau Testament nous enseignait ceci :

¨¤ plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, J¨¦sus-Christ, ont-ils ¨¦t¨¦ abondamment r¨¦pandus sur beaucoup (Romains 5.15);
il y a un seul Dieu, et aussi un seul m¨¦diateur entre Dieu et les hommes, J¨¦sus-Christ homme, qui s¡¯est donn¨¦ lui-m¨ºme en rançon pour tous (1 Timoth¨¦e 2.5). 

Donc J¨¦sus est v¨¦ritablement homme : voil¨¤ sans aucun doute l¡¯enseignement du Nouveau Testament.

Comme certaines analyses de l¡¯enseignement des ¨¦glises l¡¯ont fait remarquer, si J¨¦sus n¡¯¨¦tait pas homme, il fut alors, pendant quelques ann¨¦es, Dieu prenant part ¨¤ une charade. Il ressembla alors ¨¤ un homme, mais int¨¦rieure¨Cment, il ¨¦tait Dieu d¨¦guis¨¦. Beaucoup de membres des ¨¦glises reconnaissent l¨¤ une description bien fond¨¦e de l¡¯enseignement de leur ¨¦glise. Si J¨¦sus ¨¦tait v¨¦ritablement Dieu ou m¨ºme un ange tout-puissant autrefois au ciel, alors il n¡¯¨¦tait pas un v¨¦ritable homme, mais une personne divine habill¨¦e de chair humaine.

Cela est en contradiction avec le Nouveau Testament. Sa description de J¨¦sus est celle d¡¯un homme.

Nous basant sur la Bible, voil¨¤ notre premi¨¨re raison pour consid¨¦rer comme erron¨¦e la mani¨¨re de voir habituelle concernant J¨¦sus.

La naissance de J¨¦sus

La naissance du Seigneur J¨¦sus-Christ r¨¦sulta d¡¯un puissant miracle. Sa m¨¨re ¨¦tait une jeune fille c¨¦libataire, d¡¯excellente vertu. Elle ¨¦tait vierge. C¡¯est ainsi que la d¨¦crit l¡¯¨¦vangile de Luc :

L¡¯ange lui dit : Ne crains point, Marie; car tu as trouv¨¦ grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfante¨Cras un fils, et tu lui donneras le nom de J¨¦sus. (¡­) Marie dit ¨¤ l¡¯ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? 

L¡¯ange lui r¨¦pondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Tr¨¨s-Haut te couvrira de son ombre. C¡¯est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appel¨¦ Fils de Dieu (Luc 1.30-36). 

Par une ¨¦tude approfondie de ces versets, on apprend beaucoup. L¡¯enfant devait ¨ºtre le propre fils de Marie. L¡¯ange n¡¯avait pas dit : Marie, tu vas former un corps de chair pour abriter un ¨ºtre divin. L¡¯ange dit : « Voici, tu deviendra enceinte, et tu enfanteras un fils ». Ces paroles furent ¨¦videmment prononc¨¦es pour ¨ºtre comprises au sens litt¨¦ral. Elles d¨¦crivent le commencement d¡¯une nouvelle vie humaine et non l¡¯arriv¨¦e sur terre d¡¯un Être Divin.

De plus, si J¨¦sus avait ¨¦t¨¦ un Être Divin, comment aurait-il pu ¨ºtre appel¨¦ le fils de Marie au sens r¨¦el ? Cependant, il ¨¦tait son fils et pas simplement un genre d¡¯enfant en nourrice. Tout au long des ¨¦vangiles, on appelle Marie la m¨¨re de J¨¦sus et jamais une m¨¨re nourrici¨¨re.

D¡¯autre part, bien qu¡¯un homme du nom de Joseph ait ¨¦pous¨¦ la m¨¨re de J¨¦sus apr¨¨s la naissance et qu¡¯il ait quelquefois ¨¦t¨¦ appel¨¦ le p¨¨re de J¨¦sus, les faits r¨¦els ne sont pas en doute. Selon Luc, J¨¦sus ¨¦tait « comme on le croyait, fils de Joseph » (Luc 3.23).

Donc J¨¦sus fut v¨¦ritablement le fils de Marie, et non un ¨ºtre divin pr¨¦tendant ¨ºtre le fils de Marie. Comme tous les enfants, il h¨¦rita de certains traits de sa m¨¨re, et c¡¯est ce qui en fit un v¨¦ritable homme. Les hommes v¨¦ritables n¡¯habitent pas au ciel avant leur naissance et « J¨¦sus-Christ homme » non plus. Sa conception miraculeuse et sa naissance furent le commencement de son existence en tant qu¡¯homme.

La nature humaine est faible et pleine de tentations. Comme nous le consid¨¦rerons plus tard. J¨¦sus h¨¦rita la faiblesse de la nature humaine par sa m¨¨re.

Par ceci, l¡¯histoire n¡¯est qu¡¯¨¤ moiti¨¦ racont¨¦e. L¡¯ange expliqua clairement que le fils de Marie serait aussi le Fils de Dieu. « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Tr¨¨s-Haut te couvrira de son ombre. C¡¯est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appel¨¦ Fils de Dieu » dit l¡¯ange ¨¤ Marie (Luc 1.35-36).

J¨¦sus h¨¦rita aussi beaucoup de caract¨¦ristiques de son autre parent : Dieu ¨¦tait son p¨¨re. De Dieu il h¨¦rita le d¨¦sir de toujours faire le bien. C¡¯est ce qui l¡¯aida ¨¤ vaincre la faiblesse de sa nature humaine, ¨¤ lutter contre la tentation, et de sortir vainqueur.



L¡¯Enfance de J¨¦sus
Nous avons tr¨¨s peu de d¨¦tails sur l¡¯enfance de J¨¦sus. Ce qui nous est expliqu¨¦ est tr¨¨s important. C¡¯est Luc qui nous d¨¦crit ainsi son d¨¦veloppement :

J¨¦sus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes (Luc 2.52). 

Ceux qui voient en J¨¦sus un Dieu en sont perplexes. Comment Dieu pourrait-il croître en sagesse et en grâce avec lui-m¨ºme ? L¡¯id¨¦e m¨ºme est absurde. De toute ¨¦vidence, Luc ne croyait pas que J¨¦sus ¨¦tait Dieu, rev¨ºtu pour un temps d¡¯un corps de garçonnet.

Quant ¨¤ l¡¯autre id¨¦e, celle de J¨¦sus ¨¦tant ange puissant descendu du ciel, rev¨ºtu du corps d¡¯un petit garçon en pleine croissance, semble-t-elle plus croyable ? Un tel ange aurait assur¨¦ment dû ¨ºtre parfait, longtemps avant de descendre sur terre. Un ange dans un corps de garçonnet n¡¯aurait pas pu « croître en sagesse¡­ et en grâce devant Dieu ». 

Non, ce verset d¨¦crit la croissance d¡¯un vrai garçon. Son corps se d¨¦veloppa. Il acquit de plus en plus de sagesse. Son caract¨¨re atteignait de plus en plus maturit¨¦, de sorte que son P¨¨re mit en lui de plus en plus d¡¯affection.


Sa victoire sur la tentation

On pr¨¦tend que des boxeurs ou lutteurs professionnels se r¨¦unissent parfois avant un match pour s¡¯entendre entre eux. Ils se mettent d¡¯accord pour ne pas se faire de mal, bien que pour impressionner les spectateurs, ils vont pr¨¦tendre se battre avec acharnement. Ils d¨¦cident m¨ºme qui sera le vainqueur de ce pr¨¦tendu match, et naturellement se mettent d¡¯accord pour partager le prix accord¨¦ au vainqueur. Ils s¡¯arrangent entre eux.

La Bible nous fait le r¨¦cit de la lutte du Seigneur J¨¦sus contre les tentations humaines. Il livra avec el-les une bataille acharn¨¦e. Il repoussa tous les jours la tentation et chaque fois il sortit vainqueur.

Chacun de nous sait en quoi consiste la tentation. Si J¨¦sus ¨¦tait un v¨¦ritable homme, alors il nous est possible d¡¯appr¨¦cier quels combats il eut ¨¤ soutenir. Mais si J¨¦sus ¨¦tait un ¨ºtre c¨¦leste rev¨ºtu d¡¯un corps humain, dans ce cas, il n¡¯y aurait eu aucune lutte et il se serait agi d¡¯un arrangement pr¨¦alable. Car il est impossible ¨¤ Dieu ou ¨¤ un ange d¡¯¨ºtre tent¨¦ comme nous. La Bible dit :

Dieu ne peut ¨ºtre tent¨¦ par le mal (Jacques 1.14). 

Voici ce que nous dit la Bible sur J¨¦sus :

il a ¨¦t¨¦ tent¨¦ comme nous en toutes choses, sans commettre de p¨¦ch¨¦ (H¨¦breux 4.15). 

En proie ¨¤ la tentation, livrant son combat, J¨¦sus dit une fois ¨¤ Dieu :

Toutefois, que ma volont¨¦ ne se fasse pas, mais la tienne (Luc 22.42). 

Il est ¨¦vident que J¨¦sus avait sa propre volont¨¦ ¨¤ soumettre ¨¤ la volont¨¦ divine, pour que la volont¨¦ de Dieu puisse s¡¯accomplir. Si J¨¦sus ¨¦tait v¨¦ritablement homme, ce verset est compr¨¦hensible. Mais il devient tout ¨¤ fait incompr¨¦hensible, si J¨¦sus ¨¦tait v¨¦ritablement Dieu, ou un ange sous forme humaine.


Comment J¨¦sus devint parfait

Quelque chose peut-¨ºtre moins que parfait de deux façons. Il est important de noter la diff¨¦rence.

Une vieille maison, pr¨ºte ¨¤ tomber en ruines, n¡¯est pas parfaite. Ceci parce qu¡¯elle est en ¨¦tat d¡¯effondrement, toute d¨¦labr¨¦e.

Une maison neuve, seulement ¨¤ moiti¨¦ bâtie, n¡¯est pas non plus parfaite, cependant il s¡¯agit l¨¤ d¡¯une diff¨¦rente sorte d¡¯imperfection. Il n¡¯y a rien ¨¤ refaire ¨¤ cette maison ¨¤ moiti¨¦ construite. Elle est solide, telle qu¡¯elle est, mais elle n¡¯est pas encore termin¨¦e. 

J¨¦sus, lui, ne fut jamais imparfait dans le premier sens. Il ne connut jamais d¡¯effondrement moral. Il ne p¨¦cha jamais, pas une seule fois.

N¨¦anmoins, il eut ¨¤ d¨¦velopper son caract¨¨re graduellement, comme une maison que l¡¯on construit petit ¨¤ petit, jusqu¡¯¨¤ ce qu¡¯elle soit termin¨¦e. Dans ce sens, J¨¦sus eut ¨¤ atteindre la perfection, comme ces versets le montrent :

(il) a appris, bien qu¡¯il fût Fils, l¡¯ob¨¦issance par les choses qu¡¯il a souffertes, et (¡­) apr¨¨s avoir ¨¦t¨¦ ¨¦lev¨¦ ¨¤ la perfection, (il) est devenu pour tous ceux qui lui ob¨¦issent l¡¯auteur d¡¯un salut ¨¦ternel (H¨¦breux 5.8-9). 
Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire ¨¤ la gloire beaucoup de fils, ¨¦levât ¨¤ la perfection par les souffrances le Prince de leur salut (H¨¦breux 2.10). 

L¡¯erreur de l¡¯interpr¨¦tation populaire qui voit en J¨¦sus un ¨ºtre divin rev¨ºtu d¡¯un corps humain, ressort clairement une fois de plus. Pourrions-nous imaginer un tel Être « apprenant l¡¯ob¨¦issance par les choses qu¡¯il a souffertes » ? Peut-on concevoir un tel Être Divin « ¨¦lev¨¦ ¨¤ la perfection par les souffrances » ?

Bien sûr que non. Ces versets nous d¨¦crivent un v¨¦ritable homme qui perfectionne son caract¨¨re, par degr¨¦s.

Si J¨¦sus avait ¨¦t¨¦ lui-m¨ºme Dieu, ou un ange puissant, dans ce cas, il aurait ¨¦t¨¦ parfait longtemps avant de venir dans ce monde. Mais ce n¡¯est pas le cas. Les Écritures sont sans ambiguït¨¦ : J¨¦sus ne devint parfait que par ses souffrances sur la terre.


Sa mort sur la croix 

La mort au Seigneur J¨¦sus pr¨¦sente encore un probl¨¨me de plus ¨¤ ceux qui adoptent les mani¨¨res de voir les plus g¨¦n¨¦ralement r¨¦pandues sur la nature de J¨¦sus.

Dieu ne peut pas mourir nous dit la Bible : il est « celui qui vit ¨¦ternellement »  (Daniel 12.7), « qui seul poss¨¨de l¡¯immortalit¨¦ » (1 Timoth¨¦e 6.16).

Les anges, non plus, ne peuvent pas mourir : « ceux qui seront trouv¨¦s dignes d'avoir part au si¨¨cle ¨¤ venir et ¨¤ la r¨¦surrection des morts (¡­) ne pourront plus mourir, parce qu'ils seront semblables aux anges » (Luc 20.35-36).

Cependant, comme tout le monde le sait, J¨¦sus mourut sur la croix. Certains pensent avoir une r¨¦ponse toute faite ¨¤ ce probl¨¨me : ils affirment que c¡¯est seulement son corps qui mourut, tandis que son Esprit subsista.

Cette id¨¦e est intenable. La Bible nous dit que non seulement le corps de J¨¦sus mourut, mais aussi qu¡¯il a « livr¨¦ son âme ¨¤ la mort » (Isaïe 53.12, version Darby).

De plus, la Bible nous d¨¦crit comment J¨¦sus appr¨¦hendait la mort autant que nous l¡¯appr¨¦hendons. La mort repr¨¦sentait une ¨¦preuve effrayante pour lui, tout comme pour nous :

C¡¯est (le Christ) qui, dans les jours de sa chair, ayant pr¨¦sent¨¦ avec de grands cris et avec larmes des pri¨¨res et des supplications ¨¤ celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant ¨¦t¨¦ exauc¨¦ ¨¤ cause de sa pi¨¦t¨¦ (H¨¦breux 5.7). 

Ceci renforce l¡¯¨¦vidence, d¨¦j¨¤ convaincante, que J¨¦sus ne fut ni Dieu, ni ange sous forme humaine. Un tel Être aurait-il pu avoir souffert tant de d¨¦tresse ¨¤ l¡¯id¨¦e de perdre son corps humain temporaire ?

Seul, un v¨¦ritable homme, qui allait vraiment mourir, pouvait ainsi anticiper les affres de la mort.


La raison pour laquelle J¨¦sus est ¨¤ la droite de Dieu

A pr¨¦sent, J¨¦sus est assis ¨¤ la droite de Dieu (Psaume 110.1, H¨¦breux 1.13). Par ces paroles, et de bien d¡¯autres façons, la Bible parle de la grandeur de J¨¦sus. Il est la seconde personne au monde la plus haut plac¨¦e de toute la cr¨¦ation, la plus importante apr¨¨s Dieu lui-m¨ºme.

Supposons que nous nous demandions pourquoi ? Pourquoi J¨¦sus est-il si grand ? Pourquoi Dieu l¡¯a-t-il plac¨¦ si haut ? Ceux qui croient en J¨¦sus/Dieu ou ange, r¨¦pondent simplement : parce qu¡¯il a toujours ¨¦t¨¦ haut plac¨¦; il ¨¦tait Esprit puissant au ciel avant de venir sur la terre, apr¨¨s, il retourna d¡¯o¨´ il venait et reprit le haut rang qu¡¯il occupait avant de venir sur terre.

Cette r¨¦ponse est contraire ¨¤ l¡¯enseignement biblique.

La Bible affirme que J¨¦sus devint grand apr¨¨s sa vie sur la terre. Elle enseigne qu¡¯il fut ¨¦lev¨¦ parce que Dieu l¡¯¨¦leva. Et elle nous r¨¦p¨¨te que Dieu l¡¯¨¦leva parce qu¡¯il le m¨¦ritait par sa conduite sur la terre :

nous le voyons couronn¨¦ de gloire et d¡¯honneur ¨¤ cause de la mort qu¡¯il a soufferte (H¨¦breux 2.9) 

Puisqu¡¯il m¡¯aime (Dieu), je le d¨¦livrerai; je le prot¨¦gerai, puisqu¡¯il connaît mon nom (Psaume 91.14)

il s¡¯est humili¨¦ lui-m¨ºme, se rendant ob¨¦issant jusqu¡¯¨¤ la mort, m¨ºme jusqu¡¯¨¤ la mort de la croix. C¡¯est pourquoi aussi Dieu l¡¯a souverainement ¨¦lev¨¦ (Philippiens 2.8-9)

Voil¨¤ l¡¯¨¦vidence concluante et incontournable que J¨¦sus ¨¦tait un v¨¦ritable homme. Un v¨¦ritable homme, mais n¨¦anmoins un homme tout ¨¤ fait unique : le seul homme qui ait ¨¦t¨¦ compl¨¨tement victorieux de la tentation. C¡¯est la raison pour laquelle il est maintenant assis ¨¤ la droite de Dieu. 



Se placer du point de vue divin

Nous reportant aux paroles de J¨¦sus, « je suis descendu du ciel », il nous est possible d¡¯arriver maintenant ¨¤ une conclusion plus certaine, ¨¤ la lumi¨¨re de l¡¯enseignement clair que nous avons ¨¦tudi¨¦. Nous pouvons ¨ºtre certains que J¨¦sus ¨¦tait un v¨¦ritable homme. Ceci ¨¦tant le cas, quand J¨¦sus emploie l¡¯expression « ¨ºtre descendu du ciel », il s¡¯exprime au langage figuratif. J¨¦sus voulut ¨¦videmment dire que sa vie d¨¦buta lorsque « la puissance du Tr¨¨s-Haut » descendit pour couvrir Marie de son ombre et accomplit un puissant miracle sur sa m¨¨re.

Il nous reste quelques versets intrigants. Il y a par exemple Jean 17.5 o¨´ J¨¦sus se r¨¦f¨¨re ¨¤ la gloire qu¡¯il avait aupr¨¨s du P¨¨re « avant que le monde fût », et d¡¯autres passages o¨´ se trouvent des ex-pressions similaires. S¡¯agirait-il aussi de langage figuratif ?

En effet, c¡¯en est le cas. Mais pour comprendre le sens de tels passages, faisons un effort d¨¦lib¨¦r¨¦ pour voir les choses du point de vue divin.

Il y a beaucoup de diff¨¦rences entre Dieu et nous. Penchons-nous sur celle qui nous concerne pour le moment. L¡¯avenir nous est inconnu; nous ne pouvons que deviner ce qui se passera le lendemain. Mais Dieu connaît l¡¯avenir : pour lui, demain est aussi r¨¦el qu¡¯aujourd¡¯hui l¡¯est pour nous. C¡¯est la raison pour laquelle la proph¨¦tie biblique s¡¯accomplit toujours.

Paul en fit le commentaire ¨¤ Romains 4.17. Il rappela ce que Dieu avait dit ¨¤ Abraham dans le Livre de la Gen¨¨se : « Je t¡¯ai ¨¦tabli p¨¨re d¡¯un grand nombre de nations ». Remarquons bien le mot « ai » : non pas, « je vais t¡¯¨¦tablir », mais bien « je t¡¯ai ¨¦tabli ». A ce moment-l¨¤, Abraham avait seulement un fils. Mais quand Dieu promet quelque chose, cette promesse est certaine. La chose est pour ainsi dire accomplie.

D¡¯habitude, quand un homme fait une promesse, il dit « je ferai telle ou telle chose ». Mais Dieu, par l¡¯interm¨¦diaire de ses proph¨¨tes, parlant souvent de l¡¯avenir, dit : « j¡¯ai fait telle ou telle chose ». Son intention ¨¦tant en fait de dire qu¡¯il va certainement l¡¯accomplir.

Dans la seconde moiti¨¦ de Romains 4.17, Paul fait ressortir cette leçon : Dieu « appelle les choses qui ne sont point comme si elles ¨¦taient ». 

L¡¯avenir est r¨¦el aux yeux de Dieu

Avec l¡¯aide de l¡¯apôtre Paul, nous avons maintenant ¨¦tabli un principe important. Pour nous, uniquement le pass¨¦ et le pr¨¦sent sont r¨¦els. L¡¯avenir est cach¨¦ ¨¤ nos yeux.

Pour Dieu, il en est autrement. Il connaît parfaitement l¡¯avenir. L¡¯avenir lui est aussi tangible que le temps pr¨¦sent l¡¯est pour l¡¯homme. En cons¨¦quence, Dieu peut parler de l¡¯avenir comme s¡¯il ¨¦tait d¨¦j¨¤ accompli.

On en trouve beaucoup d¡¯exemples dans la Bible. En voici trois :

1. « La parole de l¡¯Éternel me fut adress¨¦e, en ces mots : Avant que je t¡¯eusse form¨¦ dans le ventre de ta m¨¨re, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t¡¯avais consacr¨¦, je t¡¯avais ¨¦tabli proph¨¨te des nations » (J¨¦r¨¦mie 1.4 5).

Donc, avant la naissance de J¨¦r¨¦mie, Dieu le connaissait ! Il s¡¯agit ¨¦videmment l¨¤ de langage figuratif. Cela ne signifie parce que J¨¦r¨¦mie existait v¨¦ritablement avant sa naissance. Cela veut dire que, Dieu connaissant l¡¯avenir, pouvait voir J¨¦r¨¦mie avant sa naissance. En d¡¯autres termes, avant la naissance de J¨¦r¨¦mie, il existait aux yeux de Dieu. 

2. « En lui Dieu nous a ¨¦lus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irr¨¦pr¨¦hensibles devant lui, nous ayant pr¨¦destin¨¦s dans son amour ¨¤ ¨ºtre ses enfants d¡¯adoption par J¨¦sus-Christ, selon le bon plaisir de sa volont¨¦ » (Éph¨¦siens 1.4-5).

Donc, J¨¦r¨¦mie n¡¯¨¦tait pas le seul ¨¤ ¨ºtre connu avant sa naissance : Dieu connaissait aussi les membres de son ¨¦glise avant leur naissance ! Il s¡¯agit l¨¤ de nouveau de langage figuratif, bas¨¦ sur la connaissance de l¡¯avenir que Dieu poss¨¨de. Dans la seconde partie de sa citation, Paul nous dit que Dieu avait d¨¦j¨¤ d¨¦cid¨¦ qu¡¯ils seraient ses enfants d¡¯adoption.

3. Le Christ ¨¦tait « pr¨¦destin¨¦ avant la fondation du monde, et manifest¨¦ ¨¤ la fin des temps, ¨¤ cause de vous » (1 Pierre 1.20). Dans cette citation, le mot « pr¨¦destin¨¦ » est int¨¦ressant : c¡¯est la traduction d¡¯un mot grec qui signifie « connu d¡¯avance ». C¡¯est une forme du mot grec d¡¯o¨´ nous tirons le mot français « pronostic ».

Ce sont surtout les m¨¦decins qui se servent du mot pronostic. Comme son ¨¦quivalent grec, il signifie « connaissance d¡¯avance ». Un m¨¦decin dirait par exemple : « cet homme a un cancer de l¡¯estomac; mon pronostic est que l¡¯h¨¦morragie va continuer et que la mort surviendra dans un mois ».

Les m¨¦decins, bien sûr, peuvent se tromper. Ils reconnaissent que leur pronostic, comme les bulletins m¨¦t¨¦orologiques, peuvent se r¨¦v¨¦ler faux. En ce qui concerne Dieu, c¡¯est diff¨¦rent : il connaît vraiment tout d¡¯avance. Un pronostic ¨¦nonc¨¦ par Dieu est absolument certain.

Donc, le verset cit¨¦ ci-dessus affirme que Dieu savait tout concernant J¨¦sus, avant que Dieu ne cr¨¦e le monde. Il fallait nous y attendre. Nous avons vu dans la seconde citation que Dieu savait tout concernant les premiers chr¨¦tiens, avant la cr¨¦ation du monde. J¨¦r¨¦mie, l¡¯¨¦glise primitive, et le Seigneur J¨¦sus-Christ, furent tous connus de Dieu, depuis le d¨¦but des temps.

Donc, rien de surprenant ¨¤ ce que J¨¦sus ait dit ¨¤ son P¨¨re aux cieux :

« glorifie-moi aupr¨¨s de toi-m¨ºme de la gloire que j¡¯avais aupr¨¨s de toi avant que le monde fût » (Jean 17.5).

Nous savons maintenant ce que J¨¦sus entendait par l¨¤.





Le plan irr¨¦vocable de Dieu

Quand un homme fait un projet d¡¯importance, il commence par pr¨¦parer un plan. Avant de d¨¦clencher une offensive, le commandant d¡¯une arm¨¦e pr¨¦pare un plan de bataille, et le r¨¦v¨¨le ¨¤ ses g¨¦n¨¦raux. Avant la construction d¡¯un grand immeuble, on emploie un architecte pour dresser un plan.

Les projets humains n¡¯aboutissent pas toujours. Il est possible que l¡¯ennemi fasse une manœuvre qui surprenne les g¨¦n¨¦raux avant qu¡¯ils n¡¯aient pu d¨¦clencher leur offensive. L¡¯architecte doit d¨¦chirer son plan si le client n¡¯a plus assez de fonde.

Mais rien ne peut emp¨ºcher Dieu de mettre son plan ¨¤ ex¨¦cution concernant le monde. Comme nous l¡¯avons vu, Dieu se prononça sur son plan, comme s¡¯il avait d¨¦j¨¤ ¨¦t¨¦ ex¨¦cut¨¦, m¨ºme avant qu¡¯il ne se mit ¨¤ l¡¯œuvre.

L¡¯Ancien Testament donna un nom au plan de Dieu : il l¡¯appela la « Sagesse de Dieu », qui a ¨¦t¨¦ d¨¦finie comme la r¨¦alisation irr¨¦sistible du dessein de Dieu. Cette d¨¦finition s¡¯accorde bien avec ce passage de l¡¯Ancien Testament :

« La sagesse ne crie-t-elle pas ? L¡¯intelligence n¡¯¨¦l¨¨ve-t-elle pas sa voix ? (¡­) A l¡¯int¨¦rieur des portes, elle fait entendre ses cris : (¡­) J¡¯ai ¨¦t¨¦ ¨¦tablie depuis l¡¯¨¦ternit¨¦, d¨¨s le commencement, avant l¡¯origine de la terre » (Proverbes 8.1-23). 

En d¡¯autres termes, avant que Dieu n¡¯eût commenc¨¦ ¨¤ cr¨¦er le monde, il ¨¦tablit son Plan : sa Sagesse, comme les Juifs l¡¯appelaient.

Les Grecs, qui croyaient en un dieu ou des dieux, bien que pas le Dieu de la Bible, lui donn¨¨rent un nom diff¨¦rent. Ils l¡¯appel¨¨rent la « Parole » de Dieu, le mot grec pour « Parole » signifiant ¨¤ la fois « le Plan de Dieu » et « la puissance de cr¨¦ation de Dieu ».

Ceci est utile pour nous faire comprendre le premier chapitre de l¡¯Évangile de Jean. Jean semble avoir amalgam¨¦ l¡¯id¨¦e grecque de la Parole de Dieu avec l¡¯id¨¦e juive de la Sagesse de Dieu. Son Évangile d¨¦bute ainsi : « Au commencement ¨¦tait la Parole¡­ ». 

Certains n¡¯arrivent pas ¨¤ donner un sens ¨¤ ce passage. D¡¯autres pensent le comprendre, mais ils n¡¯en saisissent pas le sens, parce qu¡¯ils consid¨¨rent la Parole comme une Personne. Si nous gardons ¨¤ l¡¯esprit le sens de « Plan », au lieu de « Parole », voici ce que nous apprenons de Jean 1 :

« Au commencement ¨¦tait le Plan, et le Plan ¨¦tait avec Dieu, et le Plan ¨¦tait Dieu. Il ¨¦tait au commencement avec Dieu. Toutes choses ont ¨¦t¨¦ faites par lui, et rien de ce qui a ¨¦t¨¦ fait n¡¯a ¨¦t¨¦ fait sans lui. En lui ¨¦tait la vie, et la vie ¨¦tait la lumi¨¨re des hommes (¡­) le plan a ¨¦t¨¦ faite chair, et il a habit¨¦ parmi nous, pleine de grâce et de v¨¦rit¨¦; et nous avons contempl¨¦ sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du P¨¨re » (versets 1-14). 

Ces versets r¨¦sument magnifiquement l¡¯enseignement de la Bible : J¨¦sus exista aux cieux depuis le commencement, mais pas en tant que personne. Il exista dans le dessein de Dieu, au centre m¨ºme du Plan divin. Il n¡¯exista pas en tant que personne, avant sa naissance ¨¤ Bethl¨¦hem. Alors selon l¡¯expression de Jean, « le Plan a ¨¦t¨¦ fait chair ». 



Honorer J¨¦sus

Maintenant que nous avons fait ressortir l¡¯enseignement de la Bible sur J¨¦sus, nous sommes ¨¤ m¨ºme de l¡¯honorer, comme nous ne l¡¯avons peut-¨ºtre jamais fait auparavant.

Ainsi que nous l¡¯avons ¨¦tabli, il y a deux sortes de langages dans la Bible. Il y a le langage litt¨¦ral, qui signifie exactement ce qu¡¯il expose; et il y a le langage figuratif, qui implique un sens plus profond. Au moment o¨´ J¨¦sus disait qu¡¯il ¨¦tait descendu du ciel, il n¡¯avait jamais ¨¦t¨¦ personnellement au ciel. Donc ses paroles ne pouvaient pas avoir ¨¦t¨¦ litt¨¦ralement vraies, mais doivent avoir un sens figuratif.

Puisque Dieu connaît toutes choses, Il peut anticiper l¡¯avenir. Quand le Dieu Tout-Puissant d¨¦cide de faire quelque chose, la chose est tout comme faite. Donc, avant de cr¨¦er le monde, Dieu ¨¦tablit un Plan. J¨¦sus ¨¦tait le commencement de ce Plan, et sa partie la plus importante. Les serviteurs de J¨¦sus faisaient aussi partie de ce Plan. On parle d¡¯eux et de leur Seigneur comme ayant exist¨¦ avant la cr¨¦ation du monde. Ni lui, ni eux, n¡¯¨¦taient ¨¦videmment alors en vie : ils existaient seulement dans le Plan de Dieu, comme une partie de son Plan. Dans ce sens figur¨¦, ils ¨¦taient dans les lieux c¨¦lestes depuis le commencement de la cr¨¦ation.

Mais la vie r¨¦elle du Seigneur J¨¦sus-Christ commença seulement ¨¤ sa naissance ¨¤ Bethl¨¦hem. Sa naissance fut miraculeuse : Dieu ¨¦tait son P¨¨re, et Marie, sa M¨¨re ¨¦tait vierge. Elle ¨¦tait sa vraie m¨¨re, et J¨¦sus fut son fils tout autant qu¡¯il fut le Fils de Dieu. A cause de cela, il fut un v¨¦ritable homme; en cons¨¦quence, il ressentit les m¨ºmes tentations de p¨¦cher que n¡¯importe quel autre homme, mais il conquit compl¨¨tement la tentation, il ne commit aucun p¨¦ch¨¦ et d¨¦veloppa un caract¨¨re parfait. Pour cela, Dieu le ressuscita des morts et l¡¯honora en le plaçant dans l¡¯univers au premier rang apr¨¨s Dieu.

Alan Hayward.

(num¨¦ris¨¦ 2006, ¨¦dit¨¦ 2007)